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Le Grand Parcher
Le Grand et le Petit
Parcher
sont les deux premiers hameaux de
Vallouise
que l'on rencontre en venant
des Vigneaux.
Ils sont situés l'un et l'autre à l'écart de la route un peu sur la hauteur
au-dessus de la
Gyronde.
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Nom local : Parchié
(prononcer Partchié)
[Garnier]. |
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Formes anciennes : Apud
Parchetos (1319), Parchier
- Citées par Roman (J). |
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Signification : Parc
et son diminutif Parchet, ont le sens d'enclos de pierres où le
troupeau séjournait la nuit, en l'absence d'abris en dur
[BG2].
Ceci indiquerait la destination primitive des lieux, à quelque
distance du village, à savoir le stationnement du troupeau la nuit. Les abris en
dur, puis les habitations ne venant que plus tardivement.
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Habitants : les Parchoirs
(français), lés Parchiouïré
(forme patoise), les
Parchiouires
(forme francisée)(prononcer
les Partchiouilles,
ouire comme mouille avec le R roulé)
[Communications orales de Joseph Bardonnèche, Grand Parcher
et Roger Roman, Petit Parcher].
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Le Grand Parcher - Vue générale en direction de Vallouise
- Chapelle Saint-André |
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Août 2001 |
Août 2001 |
Août 2001 |
Août 2001 |
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Le Grand Parcher - Vue générale en
direction de l'aval |
Le village |
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Septembre 2005 |
Novembre 2005 |
Novembre 2005 |
Novembre 2005 |
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Le Grand
Parcher se situe au débouché de
la Combe du ruisseau éponyme au pied de la Tête d'Aval de
Montbrison. Les maisons se déploient sur le cône
de déjection aujourd'hui stabilisé du torrent. Bien endigué de nos jours, celui-ci a construit au cours
des siècles un cône d'une assez notable largeur qu'il dévastait régulièrement.
Néanmoins, la Chapelle Saint-André du début du XVIIe siècle et plusieurs
maisons anciennes datant des XVIIe et XVIIIe ont résisté à ses assauts. Ses crues
sont normalement canalisées, mais ses débordements de juillet 1995 et de 2002
n'ont pas été oubliés et l'accès aux maisons du Haut
Parcher est parfois
impossible. Sous contrôle de nos jours, sa réputation demeure : « Quand il pleut
fort en été, le ruisseau du Montbrison se met à dévaler et manque ruiner les
maisons » [in l'Occitan Alpin, Jean Garnier].
Une avalanche de neige aurait détruit une maison au Grand
Parcher en 1769.
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Le Grand Parcher - Maison vallouisienne traditionnelle -
Maison Audibert |
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Novembre 2005 |
Novembre 2005 |
Août 2004 |
Août 2004 |
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Le Grand Parcher - Maison vallouisienne traditionnelle -
Maison Audibert |
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Sept. 1977 |
Août 2004 |
Août 2004 |
Août 2004 |
Août 2004 |
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L'exposition très ensoleillée et à l'abri des vents du hameau l'a emporté sur la dangerosité du torrent. Aristide Albert décrit
dans les années 1870, un village d'une trentaine de maisons entourées de noyers
et de champs de blés. Beaucoup de ces maisons anciennes ont disparu ou menacent
ruines comme la maison Audibert représentée en détails ci-dessus,
plusieurs ont été restaurées, de nouvelles résidences, souvent secondaires, les
ont remplacées de part et d'autre du Chemin du Grand
Parcher
et sous le Chemin du Petit Parcher.
Le hameau est structuré en plusieurs quartiers. Citons du haut
vers le bas :
au dessus du
Chemin du Petit Parcher
en remontant vers la Combe
:
la Sagne et le Haut (de)
Parcher, où arrive le Béal Neuf
;
à l'extrémité du
chemin du Petit Parcher
: le hameau du Grand
Parcher, proprement dit, dominé par la
chapelle Saint-André ;
au dessous du
chemin du Petit Parcher
: la Sagne Basse, la Fountasse
(forme patoise) ou Fontasse
(forme francisée) et le Pied de
Parcher, arrosés
autrefois par l'ancien Canal de Saint-Genest.
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La Sagne |
Haut de Parcher - Maison traditionnelle -
La Terre-Fort - Maison Giraud |
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Août 2004 |
Mars 2005 |
Mars 2005 |
Mars 2005 |
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La Sagne |
Haut de Parcher - Maison traditionnelle -
1730 - Rive gauche |
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Juin 2004 |
Août 2004 |
Août 2004 |
Juillet 2004 |
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Le Haut (de) Parcher semble avoir été plus
important qu'il ne l'est aujourd'hui. Il se réduit
en effet à trois maisons :
sur la rive gauche, une maison ancienne datée de 1730
[gravure indiquant 1730 ou 1780 relevée par sa propriétaire mais
aujourd'hui détruite], avec une aile en ruines et une
grange ; sur la rive droite, la maison
Giraud remontant à 1790 [gravure extérieure
presque illisible
un peu éloignée du torrent, juste en dessous du canal au lieu-dit la
Terre-Fort ; enfin un chalet neuf au bord de la piste.
Mais plusieurs ruines
se situent au Haut (de) Parcher, de part et d'autre du
torrent. On a ainsi : deux ruines sur la rive gauche, sous la maison datée
de 1730, dont une a encore des restes de murs consolidés ; deux autres sur la
rive droite, limitrophes du
Béal Neuf par le dessus, avec des vestiges de murs d'une maison assez vaste pour l'une,
réduites à des tas de pierres pour l'autre ; deux autres encore, dont une encore
assez vaste, derrière la maison Giraud de la Terre-Fort. Toutes ces bâtisses
sont sans doute contemporaines des maisons anciennes qui subsistent et remontent
donc au XVIIIe siècle.
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Haut de Parcher - La Terre-Fort -
Maison traditionnelle - Maison Giraud - Pied de vigne |
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Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
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Haut de Parcher - Ruines d'anciennes
maisons |
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Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
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Le secteur de rive droite, en pente douce à l'amorce du cône de
déjection du torrent, comporte encore des traces de terrasses de cultures
avec même de vieux pieds de vigne. Le lieu-dit la Terre-Fort, est
particulièrement chaud, au point d'avoir été surnommé la Palestine
par quelques uns.
Le chemin d'autrefois ne longeait pas le torrent comme la piste d'aujourd'hui mais était
déporté d'une quarantaine de mètres sur la hauteur et donc à l'abri des laves
torrentielles. Il montait derrière les deux ruines au dessus du Béal Neuf.
On peut encore en voir des restes, envahis par les arbustes et les ronces, entre
deux murets en pierres sèches, à un mètre au dessus du sol. Plus en amont, son
tracé part en travers de la Combe et il constitue alors une véritable
digue de protection qui a traversé les siècles.
Le secteur de rive gauche, que sa propriétaire surnomme le
Pied de Montbrison, est protégé par le bas des pentes boisées du
massif de Parapin. Il
est plus raide et les basses pentes sont en terrasses soutenues par des murets
de pierres sèches et sur lesquelles on trouve également des pieds de
vigne. Plus bas sous les ruines, se trouve encore la dernière maison ancienne de
cette rive où commence la belle pente douce et humide, de la Planta,
autrefois très agricole comme l'indique son nom. Les anciens distinguent
encore ici le Champ
du
Cros, dans le creux
au pied de la pente, l'Estricot,
le long du ruisseau face à la maison Bardonnèche, le Guillermat
en-dessous.
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La Combe - Vue sur l'ubac et la Tête d'Aval de Montbrison |
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Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Octobre 2006 |
Juillet 2004 |
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Le hameau proprement dit, situé en contrebas de la chapelle, regroupe plusieurs maisons anciennes
dont la maison Bardonnèche datée de 1672 dans un cartouche
extérieur. On distingue, de haut en bas, la Croix, vers l'embranchement du chemin
des Crosagnes qui
arrive des Vigneaux
où une croix existait autrefois,
l'Oratoire derrière la chapelle,
les
Patricòt devant la
chapelle et les Alloïs de l'autre côté du chemin. La placette devant la chapelle constitue le coeur du village où
devaient se réunir et discuter les habitants. Bien qu'entièrement restauré, le
lieu qui regroupe le four banal, le lavoir, la
chapelle, la croix
monumentale et de vieux bancs de pierre, est resté hors du temps. On imagine les
jeunes gens assis sur les marches ou les bancs discutant et ajoutant leurs
gribouillis aux
dessins sur la façade, comme ce François Reymond en 1781 -
des Reymond habitant toujours à
Parcher.
De quoi comprendre le nom du lieu,
les
Patricòt, mot
signifiant les manigances en occitan-alpin !
Articles connexes :
Le Petit Parcher
Chapelle Notre-Dame du Petit Parcher
Le Grand Parcher
Chapelle Saint-André du Grand Parcher
Environnement, gros oeuvre et ornementation extérieure
Chapelle Saint-André du Grand Parcher
Ornementation intérieure et mobilier
Bois de Parapin
Site, incendie de l'été 2003, prospection-inventaire
archéologique, toponymie
Chapelle Saint-Genest
La
Vallouise - Basse vallée