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Ville-Vallouise

Ville-Vallouise autrefois

La moisson vers 1900

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Toponymie
En cours de
rédaction
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Les noms de lieux cités
respectent en général la graphie des cartes IGN TOP 25.
Quelques définitions simplifiées pour commencer :
Toponyme, Toponymie
Un toponyme est un nom de lieu. La toponymie est
l'étude linguistique des noms de lieux.
Hydronyme, Hydronymie
Un hydronyme est un nom de cours d'eau.
L'hydronymie est l'étude des noms de cours d'eau.
Oronyme, Oronymie
Un oronyme est un nom de montagne. L'oronymie est
l'étude des noms de montagne.
Odonyme, Odonymie
Un odonyme est un nom de voie de
communication. L'odonymie est l'étude des noms des voies de communication.
Ethnonyme, Gentilé
Un ethnonyme est le nom des habitants d'une
ville, d'une région, d'un pays.
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A
B C D E
F G H I J K L M N O
P Q R S T U V W X Y Z
A
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Ayes - Les . |
Générique |
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Ayes vient d'un mot
occitan signifiant haie, hauteur boisée, du francique
HAGJA = haie. Certains
Ayes peuvent être rattachés au type AYÉ = érable de montagne
< latin classique ACER = érable [BG2].
Possible ici compte tenu de la présence du Ravin
du
Pleynet
à proximité, où
Pleynet
désigne aussi l'érable, mais ce serait remarquable pour
l'altitude, et d'ailleurs peut-être remarqué dans la toponymie pour cela
! |
B
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Balme - Baume |
Générique |
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Balme, Balmette, Barme,
Baume, Balse sont issus d'un mot pré-roman
(pour Atlas I.), voire
pré-indo-européen (pour PLR),
BALMA = caverne, abri sous roche, lui-même
apparenté à la base pré-indo-européenne BAL = hauteur,
rocher. La langue gauloise a repris le mot tel
que, ce qui fait que si il n'y a pas ambiguïté sur le sens, il y en a
une sur l'origine. |
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Barre |
Générique |
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Terme générique désignant
soit un sommet en longueur, soit une vire rocheuse. |
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Barre vient du latin
populaire BARRA même sens d'origine pré-romane [DELF].
À rapprocher du gaulois BARR-
qui a dû signifier extrémité, sommet < racine
pré-indo-européenne BAR = hauteur, rocher < racine
pré-indo-européenne BAL = hauteur, rocher [DDR,
PLR].
Baro ou Bàrro
en occitan alpin a le sens de vire, bande de terrain de forme
allongée [Francès, Rostolland],
un peu le synonyme de Banc
(voir ce mot).
|
C
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Casse |
Générique |
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L'aire dialectale de Casse
s'étend de la Haute Maurienne à l'Ubaye avec le sens
général de éboulis, terrain plein de pierres, chaos de
rochers [Atlas I].
Casse vient du latin
QUASSUS = cassé [FEW]. |
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Cavale(s) |
Générique |
|
Appellation fréquente dans
les Alpes. Rien à voir avec les chevaux
ou les juments, sens premier de l'occitan CAVALA, même si évidemment il
y a eu attraction du fait de la perte de signification du vieux nom.
Cavale vient de la racine pré-indo-européenne GAB / GAV =
ravin, gorge [PLR]. |
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Chaux |
Générique |
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Chaux et ses
nombreuses variantes Chau, Chalp, Chaup,
Chaume est un toponyme très répandu dans toutes les Alpes avec le
sens de hauteur dénudée, terrain situé au voisinage des crêtes,
pâturage d'altitude plutôt pauvre [BG2].
Ils proviennent d'un terme
supposé gaulois CALMIS / CALMA = haut plateau dénudé, plateau
rocheux [BG2] < base
pré-indo-européenne CAL = rocher. |
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Clape |
Générique |
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Clape représente
quasiment à l'état brut la racine pré-indo-européenne CLAP = pierre.
Elle en dérive par l'occitan CLAP = pierre < racine
pré-indo-européenne CLAP = pierre < base pré-indo-européenne CAL
= pierre > gaulois CALYO / CALJO > français caillou ! cqfd
[PLR. Gendron].
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Claus, Claux, Clausas Clausis,
Clauzis |
Générique |
|
Claus, Claux,
Clausas, Clausis, Clauzis viennent de l'occitan et désigne
un lieu clos, fermé, du latin CLAUSUM pour
fermé. |
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Clos - Le/Les . |
Générique |
|
À ne surtout pas confondre avec
Clot,
avec un "t" dont l'étymologie est différente.
Les orthographes étant souvent fluctuantes, la confusion
est localement possible. La topographie permet alors de sélectionner
l'étymon. |
|
Plusieurs lieux-dits portent ce nom, Clos
ou le/les Clos, avec un "s".
Clos provient du latin CLAUSUM pour
fermé. Un Clos est donc un lieu fermé, clos,
généralement en fond de vallée, un champ clos. |
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Clot de . / Clots - Les .
|
Générique |
|
À ne surtout pas confondre avec
Clos,
avec un "s" dont l'étymologie est différente.
Les orthographes étant souvent fluctuantes, la confusion
est localement possible. La topographie permet alors de sélectionner
l'étymon. |
|
De nombreux lieux-dits dans la vallée et
ailleurs portent ce nom, Clot ou les Clots, avec un "t".
Clot provient d'un terme pré-latin
KLOTT, d'origine indéterminée, désignant un replat (sur un
versant), un terrain plat, voire en léger creux. C'est un mot occitan encore usité pour
plat.
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Coumbàl de .
Coumbalàs de . |
Générique |
|
Coumbàl est l'élément
générique du nom de beaucoup de ravins. |
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Coumbàl est un mot
occitan alpin signifiant ravin, couloir dans les rochers
dans les Alpes < bas-latin COUMBALE [Mistral]
< gaulois *CUMBA = vallée [DELF]. La
francisation en combe ferait perdre le sens de ravin. Mot
masculin [Mistral].
Coumbalàs dérive du précédent avec le sens de grand ravin,
grande gorge. |
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Cros |
Générique |
|
Cros est le nom de
nombreux lieux-dits, combes et vallons. |
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Cros est la
désignation en occitan d'un creux de terrain ou d'une cuvette
[Faure] provenant
d'un terme celtique KROSU- = creux [Germi,
FEW]. |
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Coste, Côte |
Générique |
|
Les lieux-dits en Coste,
Côte et ses dérivées sont innombrables. Coste, forme
francisée de l'occitan Costa, et son pendant français Côte
sont sans doute la désignation la plus répandue de la pente. |
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Coste < occitan COSTA
< latin COSTA = côte (du
corps), flanc, côté. Le DELF indique
l'apparition en gallo-roman du sens pente d'une colline vers
1150, mais suppose néanmoins que ce sens existait déjà en latin,
de même que celui de rivage de
la mer.
En toponymie, Coste,
Costa et Côte ont le sens de pente, flanc d'une
montagne ou d'une colline. |
D
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Draye, Draille - La . |
Générique |
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Draye/Draille est un mot très présent
dans les patois provençaux, notamment sous l'influence de Frédéric
Mistral, avec le sens de piste de tranhumance, piste pour
le bétail, chemin emprunté par les troupeaux, et par
extension, sentier.
En toponymie, Draye et Draille
ont bien sûr aussi ce sens mais pas seulement. Selon les régions et la
topographie des lieux, ils signifient aussi passage pierreux et en
pente dans les bois et les rochers, spécialement, servant à
évacuer le bois abattu, plus accessoirement, servant de piste
pour les moutons et le bétail, voire même ravin, couloir
d'avalanche, torrent [Atlas I].
Donc, assimiler automatiquement
Draye/Draye à piste pour les moutons et le bétail, peut
conduire à des erreurs notamment en altitude, et, en Savoie et
nord du Dauphiné, hors de la zone de parler provençal.
Draye/Draille vient du bas latin
TRAGULARE = suivre à la trace [Atlas I.
Germi].
Les termes hauts-alpins du type DRAIO = sentier
[Germi], haut-occitan DRAILLO = piste,
sentier à travers les herbes hautes et DRAILLA = laisser des
traces dans les prés et dans tous les sens [Garnier]
viennent de l'occitan Dralha < forme ancienne occitane TRALHA =
piste, trace (XIVe siècle) < bas latin TRAGULARE = suivre à la trace
[Atlas I.
Germi].
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|
E
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Échaillon - L' . |
Générique |
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Échaillon,
Eychaillon, Esseillon et autres variantes sont très présents
en toponymie notamment en Savoie et en particulier en Maurienne.
Échaillon < français
ÉCHELON ou occitan ESCALON = petite échelle, marche
d'un escalier < latin SCALA = échelle.
En toponymie, le sens évolue
vers pente en gradins ou en escaliers, voire simplement
pente d'accès difficile. |
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Eyssart, Essard |
Générique |
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Essart et ses
variantes graphiques vient du bas-latin EXSARTUM = défrichement, lieu
défriché souvent par le feu. Caractéristique du défrichement
médiéval [Atlas II]. |
F
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Fangeas |
Générique |
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Fangeas vient de
l'occitan FANJA = boue. Il s'agit d'un lieu boueux d'où
l'eau s'écoule très difficilement [Faure]. |
|
Foran, Fouran |
Générique |
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Foran ou Fouran
est un mot occitan signifiant extérieur < occitan FORA < latin FORIS = dehors, hors de .
,à l'origine des innombrables Forest qui désignent dans la
région une construction ou un abri pour les troupeaux en dehors de la
ferme ou du village [Faure].
En toponymie, Foran ou
Fouran qualifie les lieux à l'extérieur, les lieux
éloignés.
FORIS a donné
le vieux français FORS = hors de, sauf et le français
DEHORS et HORS selon le schéma assez complexe DE = loin de,
hors de + FORIS = dehors > DEFORIS > vieux français DEORS >
français DEHORS avec un - h - aspiré ajouté pour éviter l'écrasement
vocal > enfin HORS, ouf ! |
G
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Grave, Grava |
Générique |
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Nom de lieu fréquent associé
à des terrains sablonneux ou graveleux. On le rencontre en bordure
ou sur les cônes de déjection des torrents. |
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De l'occitan GRAVA = terrain sablonneux ou
graveleux [Faure] < prélatin
*GRAVA = sable, gravier [DELF] < base
pré-indo-européenne au degré zéro *GR < *GAR <
*CAR = rocher [PLR]. |
H
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Homme |
Générique |
|
Homme, pour Homme de Pierre,
est une appellation générique en montagne pour désigner en général les
amoncellements de pierres que les montagnards construisent pour en faire
des points de repères [Faure]. En ce sens,
c'est un synonyme de cairn. |
L
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Lac, Lau, Laus, Lauset, Lauzet |
Générique |
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Lac vient du latin
LĂCŬS = réservoir, bassin, cuve, puis lac, étang
[DELF, Gaffiot] d'une part, et d'autre part
fosse en latin chrétien ou, extension de la forme occitane vers
le nord [CNRTL]. Lac, d'abord avec
le sens de fosse, a supplanté la forme populaire LAI =
fosse et étang dès le XIIe siècle [CNRTL].
En franco-provençal, LÉ, LÈ,
LAI, LAY, LÔ, LAOU [BG2] = lac, dont
la caractéristique est d'avoir un émissaire [BG2].
En occitan, LAC = grand
amas d'eau dormante > grande flaque d'eau > lac, mare,
lieu profond [Honnorat].
En occitan alpin, LAU, LAUS =
lac, amas d'eau [Mistral] > LAUS
[Chabrand], LÀOUS [Arnaud],
respectivement en Briançonnais, Queyras et en Ubaye.
Diminutifs LAUSET, LAUZET = petit lac [Honnorat]
et même diminutif du diminutif LAUZERON, de l'ordre de la flaque
temporaire. Prudence avec les noms en
laus, lause, lauze et leurs dérivés. Suivant les lieux, l'étymon LAUSA <
LAP = pierre (plate) peut être une meilleure solution. La
présence d'un lac permet souvent de trancher, mais plusieurs lacs de
haute montagne se trouvent dans des secteurs rocheux et entourés de
pierres plates alias des lauses !
Ceci implique que tous les
noms avec lac comme élément générique sont issus d'une traduction
et nom d'une reprise du nom local en occitan alpin ou en
franco-provençal. |
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M
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Muande / Muandes - Les . |
Générique |
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Muande(s) est un
toponyme relativement fréquent qui s'applique aussi bien aux alpages
qu'aux habitats temporaires situés dans les zones de remues pastorales. |
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Muande(s) désigne les alpages que
parcouraient les moutons durant l'été. Il
vient du latin MUTANDA du verbe MUTARE = changer.
Le passage à MUANDE s'est fait à partir de l'occitan MUANDA issu du
verbe MUDAR = changer, changer de place, déménager.
Muande traduit l'idée des alpages dont on change au gré de la
disponibilité de l'herbe.
Par extension, il a fini aussi par désigner
la cabane du berger.
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N
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Nière |
Générique |
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Nière renvoie à la
couleur noire en occitan.
Nier, nière <
occitan NIERA = noir < latin NIGER = noir. |
P
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Poët |
Générique |
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Poët vient du mot
composé PODIETUM < latin PODIUM = hauteur, lieu élevé
+ suffixe diminutif -IETUM ou -ITTUM. Un Poët est
donc un petit Puy. |
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Poua - La . - Poya - La . |
Générique |
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La Poua en occitan, la Poya
en franco-provençal, sont deux des nombreuses
variantes issues du latin PODIUM = hauteur ou ici plutôt PODIA =
montée.
La Poua et la Poya
désignent donc des montées.
La Poya, en franco-provençal, est le nom de la montée aux alpages en
Suisse francophone. |
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Pré - Pra |
Générique |
|
Très fréquent en toponymie comme élément
générique ou en composition. |
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Pré < latin PRATUM = pré,
de même que les formes occitanes Pra, Prat - Prad - Prey et
francoprovençales Pra, Praz, Pro, Proz (Valais). |
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Puy |
Générique |
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Puy est fréquent en toponymie, en
composition dans des noms de villages, ou pour désigner des lieux-dits
tous situés en hauteur, du latin PODIUM = hauteur, lieu élevé. |
R
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Rif |
Générique |
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Rif dérive du latin RIVUS =
ruisseau. |
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Riou |
Générique |
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Autres graphies : Riéou,
Rieou, Ricou.
Le passage de Rieou à Ricou
est typique d'une mauvaise recopie d'anciens documents sur lesquels Rieou,
calligraphié à la plume avec pleins et déliés, peut être lu Ricou. Le
passage du cadastre de 1841 à celui de 1939 en a multiplié les exemples sur la
commune de Pelvoux. |
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Riou est un terme commun en
franco-provencal et en occitan pour désigner un ruisseau, du latin RIVUS
= ruisseau [Germi]. |
S
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Sagne |
Générique |
|
Les lieux-dits construits à
partir de Sagne ou les Sagnes sont très fréquents.
Sagne est un nom générique pour désigner les lieux humides,
les marécages, les lieux où l'eau stagne.
Sagne vient du gaulois SAGNA
= marécage, lieu humide [Germi]. |
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Serre |
Générique |
|
Serre désignent de
nombreux lieux-dits répartis plutôt dans le sud des Alpes, et,
plus généralement dans le sud de la France. C'est un terme encore
compris et usité dans les pays de langue occitane. |
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Serre < occitan SERRE
= mamelon peu élevé, croupe de collines [Germi],
colline souvent de forme allongée
[Faure] vient d'un terme pré-indo-européen
[PLR]
ou au moins prélatin SERRE / SERRA = montagne allongée [Germi],
crête en dos d'âne [DDR].
En toponymie, serre a
le sens général de sommet allongé, croupe, colline,
crête de montagne [Atlas I] Les
géographes ont donné une nouvelle jeunesse à ce très vieux mot venu du
fond des âges, en l'adoptant pour désigner une forme de relief
particulière, des crêtes étroites et allongées, dénudées,
gazonnées ou boisées [ibid.].
En dialecte local, il peut
aussi bien avoir les sens occitans déjà cités que d'autres sens tels que
versant, contrefort, mamelon, pointe rocheuse.
[ibid.].
Les nuances sont parfois
faibles, retenons donc un sens général qui va de sommet à
mamelon, et de forme plutôt allongée.
Le rapprochement avec le
latin SERRA = scie, donc crête dentelée en toponymie
[> espagnol SIERRA] reste controversé. |
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Soubeyran |
Générique |
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Variantes :
Soubeyran(n)e, Sabeyran, Sabeyrane, Souveyran,
Souveyrane, Subeyran, Subeyrane. |
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Soubeyran est un mot
occitan issu du latin SUPERANUS = supérieur.
Soubeyran et ses
variantes désignent donc en toponymie un endroit supérieur, en
haut (de), au-dessus (de). |
T
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Tête de . |
Générique |
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Tête introduit le nom
de multiples sommets un peu partout dans les Alpes. Exemples
locaux, Tête du Puy ou des Aiguillons, Tête du Peyron,
Tête Noire. |
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Tête vient de
l'occitan TESTA < latin TESTA = pot de terre ! Le passage du
pot de terre à tête est le résultat d'une belle métaphore
sémantique où tête a fini par supplanter le vieux-français CHEF <
latin classique CAPUT = ... tête. À comparer
carafe, carafon, fiole, bouillotte, bouilloire qui désignent aussi la
tête.
Tête
désigne souvent des sommets à forme arrondie mais
pas uniquement. La métaphore n'apparaît pas dans bon nombre de sommets
nommé Tête de . . |
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Talweg, Thalweg |
Générique |
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Talweg ou Thalweg est
un mot d'origine allemande < TAL = vallée + WEG = chemin,
signifiant littéralement le chemin de la vallée, ligne fictive reliant
les points les plus bas d'une vallée.
Le talweg désigne donc le
fond de la vallée qui correspond, en général, au lit du cours d'eau. |
V
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Vallée |
Générique |
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Terme générique désignant les dépressions ouvertes et
allongées, creusées par l'érosion fluviale ou glaciaire. |
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Vallée vient du latin VALLIS = vallée >
valle en italien et en espagnol. |
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Vallon |
Générique |
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Terme générique désignant une petite vallée. |
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Le mot vallon ne vient pas directement du
latin VALLIS > vallée, mais de l'italien VALLONE = grande vallée.
VALLONE est un augmentatif de l'italien VALLE < latin VALLIS = vallée.
Le sens initial de vallon emprunté de
l'italien est donc grande vallée, mais l'influence du suffixe -ON employé
comme diminutif en français, a provoqué le passage d'une valeur
d'augmentatif à une valeur de diminutif [DLF, DELF].
C'est ainsi que vallon en français signifie
petite vallée. |
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Villar, Villard, Villars |
Générique |
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Villar(d/s) et son doublon
dialectal occitan Viérar/Viara mais aussi, selon les lieux,
Vialar/Vielar/Viala, désigne dans les Hautes-Alpes le hameau
principal de la communauté, alias commune après la
Révolution.
C'est un élargissement du latin VILLA
+ suffixe ARE < ALE apparu au VIe siècle. VILLARE désigna d'abord un simple
lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un
lieu habité, enfin un hameau [Atlas II].
Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen
Âge, et, dans la région de hameau principal d'une communauté. Ce qui indique au passage l'époque de la
structuration de la communauté et de l'habitat.
Plusieurs Villar(d) dans la
région n'ont pas de D final - Villar-d'Arêne,
Villar-Saint-Pancrace, c'est l'orthographe
étymologiquement correcte.
Pour Villar-d'Arêne,
on peut aussi penser à la transformation du D final en DE > D'. |
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Ville |
Générique |
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Ville et son doublon
dialectal occitan Vière/Vièro, désigne dans les Hautes-Alpes la
localité principale de la communauté, alias commune après la
Révolution. C'est une
évolution du latin VILLA qui désigna d'abord la villa romaine,
maison de campagne des patriciens romains, puis un domaine rural,
ensuite le village, enfin la ville au sens moderne
[Atlas II]. Le mot s'est
fixé dans la toponymie locale au sens de village au Haut
Moyen Âge, et,
dans la région de village principale d'une communauté. Ce qui indique au passage l'époque de la
structuration de la communauté et de l'habitat.
Latin VILLA > VYÈLA > VYÈRA en domaine occitan
[Atlas II]. |
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